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Focus emploi : les nouveautés de janvier 2026

Focus emploi : les nouveautés de janvier 2026

Les Focus Emploi offrent un regard clair et immédiat sur tout ce qui transforme le marché du travail.

Nous suivons en temps réel les évolutions, tendances et innovations, puis nous les décryptons pour les rendre accessibles à tous les publics.

Une veille simple, utile et compréhensible pour mieux anticiper les mutations de l’emploi.

Notre mission : aider candidats et entreprises à comprendre, anticiper et saisir les meilleures opportunités.

➡️ Augmentation du SMIC

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est revalorisé, passant d'un taux horaire brut de 12,02 € contre 11,88 € (depuis novembre 2024).

Le SMIC mensuel brut (en temps plein), est désormais de 1 823,03€, soit une hausse de 21,23 €. Le SMIC mensuel net quant à lui, est de 1 443,11 €.

À noter qu'en Mayotte ces montants sont différents ! Le taux horaire brut est désormais de 9,33€ (au lieu de 8,98€), et le salaire mensuel brut (en temps plein), est de 1 415,05 €.

➡️ Apprentissage

À partir de maintenant, l’aide à l’embauche d’un apprenti sera réservée uniquement aux entreprises de moins de 250 salariés.

Elle concerne uniquement les apprentis préparant un diplôme de niveau bac ou inférieur.

Dans ce cas, l’entreprise pourra bénéficier d’une aide de 5 000 €, versée uniquement pour la première année du contrat.

Pour l’embauche d’un apprenti en situation de handicap, l’aide sera portée à 6 000 €. Cette aide restera cumulable avec les autres dispositifs spécifiques destinés à soutenir l’emploi des personnes en situation de handicap.

➡️ Reconversion professionnelle

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, un nouveau motif de CDD figure dans le Code du travail : contrat à durée déterminée « de reconversion ».

Il s’inscrit dans une volonté de favoriser le maintien dans l’emploi des salariés, notamment des salariés séniors.

➡️ Indemnité de rupture conventionnelle et de mise à la retraite

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les employeurs devront payer une cotisation plus élevée lorsqu’un salarié quitte l’entreprise par rupture conventionnelle ou par une mise à la retraite.

Celle-ci passant de 30 % à 40 %.

Ce relèvement du taux devrait réduire le nombre de départs de ces deux motifs.

L’un des objectifs assumés de cette mesure est de générer des économies pour la sécurité sociale et l’état, en augmentant les recettes sur ces indemnités : c’est-à-dire de réduire le coût pour les finances publiques de certains départs indemnisés (ruptures conventionnelles, mises à la retraite).

➡️ Évolution de la rémunération des stagiaires

La gratification minimale versée aux stagiaires est revalorisée : elle passe de 4,35 € à 4,50 € par heure, correspondant à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale.

➡️ Nouvelles règles de comptabilisation des sorties

Désormais, lorsqu’un salarié quitte une association intermédiaire (AI) ou une entreprise de travail temporaire d'insertion (ETTI), ses heures de travail seront comptabilisées même si les 150 heures minimales sont réparties sur deux années.

Autrement dit, si une personne travaille par exemple 100 heures en décembre puis 50 heures en janvier, sa sortie sera bien prise en compte dans les bilans des objectifs négociés.

Avant, chaque 1er janvier le compteur d’heures se réinitialisait, ce qui empêchait la prise en compte des salariés ayant atteint les 150 h sur deux années consécutives.

Résultat : certaines sorties éligibles n’étaient pas reconnues dans les bilans.

Sources : Travail-emploi.gouv.fr / RH Matin